La portée organique des messages diffusés sur les Pages (marques ou entreprises) diminue depuis plusieurs années. Facebook annonce qu’en 2015, les messages promotionnels auront encore moins de visibilité dans le fil des utilisateurs. Cela signifie-t-il Facebook n’a plus d’intérêt pour les marques et qu’il faut investir ailleurs? Non! Je vous explique pourquoi.

Facebook déteste-t-il les marques?

Bien sûr que non! Mais Facebook est conscient d’une chose très importante : sa richesse, ce sont les utilisateurs. Et pour ne pas que les utilisateurs désertent le réseau, il faut continuer à optimiser leur expérience. Imaginez, en tant qu’utilisateur, ne plus voir que des messages venant de marques sur votre fil, à tel point que les informations de vos proches deviendraient anecdotiques. Resteriez-vous actif sur le réseau? Sans doute pas… C’est ce que se dit Facebook, qui souhaite donc miser avant tout sur la qualité des informations montrées aux membres. Un peu de « pub », et beaucoup de contenu qui les intéresse. Donner trop de visibilité aux messages promotionnels reviendrait à tuer le réseau.

En résumé : marques, Facebook vous aime bien, mais ne travaille pas pour vous.
Bonne nouvelle : ça ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à y faire, ni que tout le monde va être logé à la même enseigne.

Facebook, le média le plus ‘mainstream’ au monde.

Facebook compte largement plus d’1 milliard d’utilisateurs au niveau mondial. En Belgique, 70% de la population est active sur le réseau, et y passe environ 20 minutes par jour. A l’heure actuelle, aucun autre média ne peut se targuer d’offrir aux marques une audience aussi large et aussi active! C’est une raison non négligeable de continuer à investir dans ce réseau.

Aucun réseau social ne vous donne une visibilité totale.

Facebook vous donne accès depuis toujours à la portée de chaque message publié, à savoir le pourcentage de vos fans qui l’ont vu. De ce fait, nous avons toujours fait attention à cette information, et nous nous inquiétons de la diminution de cette portée.
Les autres réseaux nous donnent moins d’information à ce sujet. Jusqu’à récemment Twitter ne donnait pas accès à des statistiques. Instagram, Pinterest… sont avares de ce type d’information. Mais pensez-vous pour autant que 100% des gens qui vous suivent y voient vos messages? Certainement pas! Quand on sait qu’un tweet a une durée de vie inférieure à 20 minutes (contre 2 heures pour une publication sur Facebook), il est évident que l’intégralité de votre audience n’est pas touchée.
C’est une dure réalité qu’il faut accepter : aucun média ne permet d’atteindre 100% de son audience. Les médias traditionnels ne l’ont jamais permis non plus.

Les réseaux sociaux, ce n’est pas gratuit, et ça ne l’a jamais été.

Beaucoup ont vu, au début des réseaux sociaux, une opportunité de toucher son public sans dépenser d’argent. Enfin, en apparence. Car, comme n’importe quelle tâche effectuée en entreprise, la gestion des réseaux sociaux à un coût, sous forme de coût de personnel ou d’agence, de temps passé etc… Bien entendu, il n’y avait pas de coût d’espace, mais soyons honnêtes : tout espace média a un coût et il est utopique d’exiger que quiconque nous offre ad vitam un espace d’expression complètement gratuit. En fait, Facebook le fait encore partiellement, et de ce point de vue, pourquoi ne pas prendre ce qu’il y a à prendre?

La pub Facebook est plus ciblée et moins chère que n’importe quel espace média.

Si vous souhaitez augmenter votre portée sur Facebook, vous avez l’opportunité de le faire via les publicités payantes. Personne n’aime payer. Mais s’il faut le faire, vous préférez certainement que votre coût par contact soit très réduit et que le ciblage soit extrêmement précis. Facebook remplit ces deux conditions mieux que personne. Cela rend les campagnes payantes sur le réseau terriblement efficaces – beaucoup plus, de mon point de vue, que les campagnes de masse.
Ce n’est pas pour rien si les dépenses publicitaires d’une marque comme Opel France sur le web augmentent de 30% par an et représentent déjà plus de 15% des dépenses publicitaires annuelles*. N’oubliez pas que ce qui compte, c’est que vos actions offrent un bon retour sur investissement.

La qualité de vos contenus reste votre meilleure arme.

Dans la marée des Community Managers se plaignant de pertes de portée, il y a encore gestionnaires de très grosses pages (on parle de centaines de milliers de fans, voire plus) qui continuent d’obtenir d’excellents résultats et ne constatent pas de diminution de portée. Leur point commun : la qualité du contenu. L’algorithme Facebook tenant compte des interactions pour donner de la visibilité aux publications, si vos publications sont beaucoup aimées, commentées, partagées… bref qu’elles plaisent à votre audience, vous continuerez à bénéficier d’une bonne visibilité organique.
C’est certainement un encouragement pour les marques et pour les entreprises à créer des contenus qui apportent de la valeur, et qui entretiennent la proximité avec les fans. Pas question, donc, de publier des messages de vente purs et durs ou de ne parler que d’actions commerciales (sauf peut-être, si vous êtes hard-discounter et que vos fans fous suivent précisément pour cela!).

En résumé : comment faire pour être visible en 2015 sur Facebook.

Deux leçons principales :
publiez régulièrement des contenus de très haute qualité, en observant ce que votre audience préfère pour pouvoir le lui apporter
utilisez les publications organiques en combinaison avec la publicité – en particulier dans les phases de recrutement de fans. N’oubliez pas que même si la pub Facebook est évidemment payante, elle est peu coûteuse par rapport à d’autres médias et extrêmement bien ciblée.

Enfin, un dernier conseil qui tient du bon sens : ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier. Explorez d’autres réseaux, et tirez parti de Facebook (et des autres) pour amener du trafic vers votre site et récolter de quoi agrandir votre liste d’e-mails. Elle non plus, elle n’offre pas 100% de portée, mais on ne pourra pas vous la prendre!

Source : Slate FR

Pour un indépendant ou une association, faire appel à un professionnel pour gérer les réseaux sociaux (Facebook ou autre) n’est pas toujours possible. Si vous faites cette gestion vous-même, ces trucs et astuces vous aideront à la professionnaliser.

Soyons clairs dès le départ: bien gérer les réseaux sociaux, c’est un métier. Du moins, si vous voulez que ces réseaux contribuent vraiment à la réalisation des objectifs de votre entreprise.
Aussi, si vous devez gérer ces réseaux seul, nous ne pouvons que vous recommander de suivre au minimum une petite formation, et de bien vous documenter au travers de lectures.
En attendant, voici quelques conseils.

Prévoir du temps.

C’est toujours pareil, si on ne consacre pas un budget à la sous-traitance d’une tâche, alors il faut prévoir un laps de temps pour le faire soi-même. Gérer une page Facebook (ou tout autre réseau social) ne se fait pas « en 5 minutes quand on a le temps ». Prévoyez au bas mot une journée par mois, que vous pouvez bien-entendu fractionner.

Une page n’est pas un profil.

Sur Facebook, c’est une erreur courante: on crée un profil de personne pour son entreprise, au lieu d’utiliser la fonction « pages ». Résultat: un look peu professionnel, et aucun accès aux outils qui sont disponibles pour la gestion de pages entreprise! Pour créer votre page entreprise/activité, rendez-vous dans la partie « pages », donc.

Connaître ses objectifs.

Pourquoi êtes-vous sur Facebook? Pour amener du trafic vers votre site? Pour échanger des idées avec vos clients? Pour créer de la notoriété pour votre entreprise?
Quels que soient vos objectifs, gardez-les bien en tête lorsque vous élaborez votre stratégie de contenu. Par exemple, si vous souhaitez créer du trafic vers votre site, il faudra privilégier le partage de contenu et les liens.

Avoir une stratégie éditoriale.

Il n’y a pas beaucoup de place à l’improvisation dans une stratégie de réseaux sociaux efficace. Ne vous dites pas que vous verrez bien ce que vous pouvez dire au moment où vous avez le temps de poster. Cela vous mènera à une page incohérente. Réfléchissez aux différents fils rouges que vous pouvez utiliser dans votre communication, en n’oubliant pas que cela doit aider à atteindre vos objectifs, et rester pertinent pour vos lecteurs.  (Nous vous en avons parlé ici).

Planifier le contenu.

Vous connaissez votre cible et vos objectifs, vous avez réfléchi à une stratégie éditoriale. Vous allez maintenant pouvoir planifier le contenu. Que vous utilisez Excel ou un bon vieux crayon, préparez le calendrier des publications, avec les dates, le texte et les médias (photos, liens etc) que vous souhaitez publier. Assurez-vous d’un bon équilibre entre les différents axes de communication et les différents contenus.
La meilleure façon de procéder est de vous asseoir pour une heure ou deux, et de noter tout un tas d’idées. Le début est difficile, mais accrochez-vous et les idées vont commencer à affluer.
Faites des listes aussi à d’autres moment, quand vous trouvez quelque chose qui vous paraît pertinent: un article, une vidéo, une photo… Notez-le directement et ressortez votre carnet quand vous préparez votre planning du mois à venir.

Apprendre à rédiger.

On ne rédige pas pour le web, et surtout pas pour les réseaux sociaux, comme on le fait pour des supports papier. Documentez-vous sur les techniques de rédaction web, ou mieux encore, suivez également une formation sur le sujet.
Inutile de préciser qu’il est important de soigner votre orthographe, votre grammaire et votre syntaxe. Les fautes ne donneront pas de vous une image très professionnelle.

Etre régulier.

Poster trois fois sur une semaine, puis ne plus poster pendant un mois voire plus… c’est une erreur courante. Pour créer une vraie relation avec vos fans, vous devez être présent régulièrement. En outre, une page qui n’a pas été mise à jour depuis longtemps ne donne pas une image très positive au nouveaux visiteurs.
Soyez réaliste: ne vous fixez pas pour objectif de poster tous les jours si cela demande plus de travail que vous ne pouvez en fournir. Mais soyez régulier. Une ou deux fois par semaine, sur des jours fixes, c’est déjà pas mal.

Ni trop, ni trop peu.

Poster trop souvent, cela peut aussi irriter les fans. C’est généralement inutile de poster plusieurs fois par jour (sauf si vous travaillez dans l’actualité, évidemment). Inutile également, sur Facebook, de re-poster plusieurs fois le même contenu comme cela se fait sur d’autres réseaux tels que Twitter. Votre page est disponible à tout moment, il est inutile de répéter les posts.

Tester, tester, tester.

Essayez différents types de posts. Postez à des heures différentes. Testez différentes choses et voyez ce qui récolte le plus de vues, le plus d’interactions, pour affiner votre stratégie.
Les outils de statistique de Facebook vous donneront un bon aperçu de ce qui se passe sur votre page, il faudra apprendre à les maîtriser.

Ne pas se décourager.

Construire une stratégie sur les réseaux sociaux prend du temps, vous n’aurez pas 1000 fans ni même 100 fans du jour au lendemain. Relayez l’adresse de votre page partout où vous pouvez (signature mail, flyers, cartes de visite, emballages, affichage dans votre point de vente…), rejoignez des groupes professionnels en ligne, discutez sur des forums en lien avec votre activité… C’est comme cela que l’on se fait connaître au fil du temps et que l’on établit sa page – et donc, sa personne! – comme une référence dans son secteur.

Comme expliqué dans notre article précédent, Facebook veut inciter les entreprises à payer pour être vues sur son réseau. Cela peut se faire via différents formats

Les principaux formats publicitaires dans Facebook.

– Les simples publicités sont les annonces que vous voyez régulièrement à droite de votre page, pour des produits ou des entreprises. Les annonceurs ont choisi certains critères de ciblage (âge, lieu, sexe, centre d’intérêts…) et si vous y répondez, vous verrez régulièrement l’annonce.

Dans ce cas précis, vos liens d’amitié avec d’autre membres n’interviennent pas.

– Les publicités vidéo: même principe, et votre vidéo apparaîtra dans la barre latérale.

– Les publications sponsorisées : elles répondent assez directement à la baisse du reach organique. En sponsorisant une actualité que vous venez de poster sur votre page, vous augmentez sa visibilité auprès des gens qui vous suivent, et auprès de leurs amis. Elles ne sont visibles que dans leur fil d’actualité.

– Les actualités sponsoriseés : elles vous permettent de vous promouvoir auprès de membres à travers une interaction que l’un de leurs amis a eue avec vous. C’est une annonce qui apparaît aussi dans la barre latérale. On peut considérer que c’est plus impactant, parce que l’implication d’un ami va intensifier l’intérêt pour la page.

Bye-bye les actualités sponsorisées.

A partir du 9 avril 2014, le format d’actualités sponsorisées va pourtant disparaître. Facebook a estimé que ce format, populaire auprès des annonceurs, ne plaît pas suffisamment aux utilisateurs. Par contre des actions prises par des membres (par exemple, signaler qu’ils sont dans tel magasin ou tel restaurant) pourront apparaître dans la barre latérale, mais on ne pourra plus acheter l’ancien format tel qu’illustré.

Pour les entreprises, le choix va diminuer. Mais pour Facebook, le résultat attendu est que les autres formats publicitaires récoltent de meilleurs résultats puisqu’il y aura moins de disparités et de pollution.

Comment s’adapter, si vous possédez une page? Deux choses essentielles:

– tester rapidement les autres formats, pour décider vers lequel vous orienter

– continuer à travailler l’intérêt de vos actualités pour maintenir le reach organique au plus haut niveau possible

Avec l’année nouvelle, Facebook nous amène pas mal de changements qui vont affecter les pages des entreprises et des associations. Comme ils sont trop nombreux pour être couverts en détail dans un seul post, nous allons vous les expliquer par morceaux, et vous indiquer quelles sont les implications pour votre page.

La diminution du reach organique.

Avant, quand vous postiez un nouveau message sur votre page, la plupart des gens qui avaient « aimé » la page pouvaient voir votre message dans leur fil d’actualités. Mais ça, c’était avant.

Depuis un bon moment déjà, largement plus d’un an, le nombre de personnes que vous pouvez atteindre de cette manière est en diminution. Début 2013, on estimait qu’une publication était vue par 16% des abonnés d’une page, et ce chiffre a diminué tout au long de l’année . En 2014, ça sera moins encore.

Si on entre dans les détails, il y a en fait des variations importantes par type de post.

Les posts comprenant un lien sont et resteront les plus affectés, alors que les simples status restent relativement visibles par rapport aux autres types. Pour les entreprises, ce n’est pas une situation facile à gérer, car fournir du contenu intéressant passe souvent par des photos, vidéos, ou liens vers l’extérieur.

Pourquoi ce phénomène? Parce que Facebook veut vous inciter à payer pour être plus visible, en achetant différentes sortes de publicité. Et là aussi, il y a du changement, qui fera l’objet d’un autre article dans quelques jours.

En 2007, une jeune Italienne nommée Sara Rosso, décide de créer le « World Nutella Day » pour rendre hommage à sa pâte à tartiner préférée.

Elle crée un site pour expliquer l’événement, une journée d’appréciation mondiale pour la Nutella (oui Nutella c’est féminin, en tous cas en Italien). Elle y collecte aussi des dizaines de recettes à base de Nutella. Elle rallie à elle d’autres blogeurs qui partagent son amour pour la pâte aux noisettes. Bref, elle connaît un certain succès.
En parallèle au site et à l’événement, elle crée une page Facebook, qui rassemble plus de 40.000 fans.
Bien entendu, elle fait tout cela par passion pour le produit, sans rémunération aucune ni lien avec Ferrero, et à ses frais.

Arrêtons-nous un instant ici, et posons-nous la question: si je remplace Nutella par ma marque/mon produit/mon entreprise, comment est-ce que je réagirais dans une situation similaire?

J’ai été chef de produit pour plusieurs marques alimentaires, et je pense que si j’avais été dans un tel cas de figure, le moins que j’aurais pu faire aurait été d’offrir le produit gratuit à vie à la personne qui aurait fédéré tant de gens autour de ma marque!

Mais qu’a fait Ferrero? En mai de cette année, ils ont décidé que cela suffisait, et ils ont demandé par avocats interposés à Sara Rosso de cesser ses activités. En bref: ils ont eu peur. De ne plus avoir tout le contrôle sur leur marque, de ne pas avoir la main mise sur tout ce qui se disait, de ne pas être ceux qui supervisaient la conversation même si elle était positive.

Cela soulève une question intéressante: quelle est la finalité d’une marque? Appartenir à ses créateurs, ou bien à ses utilisateurs?

N’est-ce pas à son propre détriment que ses possesseurs souhaitent la surprotéger et la contrôler de A à Z? Ne peut-on considérer qu’une marque à plutôt atteint son but ultime lorsque tellement de gens l’aiment qu’ils prennent en charge sa promotion tous seuls?

Les fans de Nutella ont réagi violemment à cette nouvelle. La page Facebook officielle du produit a été envahie de protestations et de critiques. L’image de marque de Ferrero a pris un coup… à tel point que l’entreprise a fait marche arrière et à renoncé à poursuivre Sara, qui peut continuer librement à animer son site. Le prochain World Nutella Day est prévu pour février 2015.

Laisser sa marque dans les mains de ses fans, c’est toujours prendre un risque. Mais ce qui minimise le risque, ce n’est pas de leur poser des interdictions. C’est de développer les meilleurs produits, le meilleur service possible, pour générer des commentaires positifs.